En décembre, ce blog livrait les clés de la réussite financière pour 2015. Mais nous sommes en janvier et le monde a changé. Mais vraiment changé. Le franc redevenu libre, tous les scénarios de placement sont à revoir et on planche dur dans les banques et ailleurs pour les remettre à jour. La rédaction de L’Hebdo, qui est évidemment beaucoup plus futée que toutes les institutions financières de ce pays, a ainsi le plaisir de vous livrer ses bons conseils. En primeur, bien sûr:

1) Ne thésaurisez surtout pas d’EUROS. Bien sûr, il a chuté de près de 20% en moins d’un jour. OK, c’est super pour faire les courses et skier (où est la neige?) en France. Mais pas pour basculer tout un compte d’èpargne. Pourquoi? Parce que l’euro va ENCORE BAISSER, pour uen raison simple: jeudi prochain, la BCE va annoncer un nouveau programme d’assouplissement quantitatif (achat pour 700 milliards d’euros de dettes souveraines), qui a pour but de faire encore baisser la monnaie unique. Certains voient le cours se stabiliser aux alentours de 0,95 centimes.

2) Précipitez-vous sur les ACTIONS suisses. Un krach de 14% en deux jours, un SMI ramené au niveau d’il y a un an et demi, cela offre de belles perspectives. Le monde ne s’est pas effondré, il n’est même pas cvertain que la Suisse entre en récession. Certes, les analystes réduisent les prévisions bénéficiaires de certaines entreprises. Mais pour d’autres, c’est juste l’espoir de hausse du dividende qui est remis en cause. Cela ne justifie pas de telles chutes des prix des actions. De plus, les rendements des dividendes sont montés en flèche avec ce krach.

3) Laissez tomber les OBLIGATIONS. Savez-vous que, depuis le 16 janvier, il faut payer pour prêter à 10 ans à la Confédération? Et cela risque de durer. Tant que les taux d’intérêt négatifs seront en vigueur, tant que la déflation minera l’économie, tant que la zone euro n’aura pas retrouvé des couleurs, les capitaux rechercheront les placements à zéro risque, dont les emprunts de la Confédération sont l’emblème.

4) Ne pariez pas sur l’OR ni le PETROLE. Certes, ils se sont tout deux appréciés cette mi-janvier en raison de la tourmente mondiale. Mais le métal jaune se remet mal de l’éclatement de sa bulle de 2013 et le second poursuit sa chute entamée en juillet.

Ces brillants conseils n’émanent évidemment que de journalistes qui, c’est bien connu, passent leur temps à se tromper. Ces avis ne valent évidemment rien et le lecteur est prié de s’en remettre aux jugements éclairés des vrais professionnels de la finance qui, eux, ont toujours vu juste.