Tel est le titre de l’ouvrage que je publie aujourd’hui à la Collection Le savoir suisse aux Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR) à l’EPFL, sur 144 p., sous la supervision du professeur Luc Thévenoz, directeur du Centre de droit bancaire de l’Université de Genève.

Cet ouvrage revient sur les cinq ans de crises et de convulsions que la Suisse, ses banques, ses responsables politiques et, finalement, son opinion publique, ont subies depuis qu’elle a été contrainte de lever son secret bancaire sous la pression des Etats-Unis, puis des autres pays développés.

Comprise comme une tranche de l’Histoire nationale, cette crise a été la traduction helvétique des désordres qui ont marqué le monde occidental depuis la fin de la première décennie du siècle. La Suisse a largement été épargnée par les faillites géantes, les récessions et les pressions financières de toute sorte. Mais elle a dû abandonner un régime qui lui était très cher, l’absolue confidentialité des comptes des clients dans ses banques.

Elle l’a fait dans le désordre et l’émotion, sans toujours comprendre la profondeur des changements mondiaux qui l’affectaient. Cette histoire a certes été décrite et dénoncée à maintes reprises, mais elle n’a jamais fait l’objet d’un récit à la fois critique et distant, voire désincarnée. C’est l’exercice que j’ai tenté de faire, en tant que journaliste économique titulaire d’un master en Histoire contemporaine, tout en reconnaissant les limites de l’exercice: maintes sources ne sont pas accessibles et nombre de témoins n’ont pas encore envie de parler.

Mon but est de contribuer à développer une vision plus sereine du débat afin d’éviter que la Suisse ne plonge dans un revanchisme où elle aurait tout à perdre.

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