Poursuivie depuis plusieurs semaines par le Département américain de la Justice pour être impliquée dans une vaste affaire de blanchiment d’argent de la drogue de cartels mexicains. HSBC s’est résolue à payer une amende de 1,9 milliards de dollars. Cette amende a néanmoins arraché ce commentaire de son CEO Stuart Gulliver: “HSBC est aujourd’hui une organisation fondamentalement différente de celle qui a commis ces erreurs”.

C’est bien. Elle fait écho à celle d’Anne Héritier Lachat, présidente de la Finma. Interrogée par Sonnatg dimanche dernier sur les sanctions à répétition infligées à UBS, elle affirme que “la banque a beaucoup changé” et qu’elle “s’améliore”. C’est bien, là aussi.

Il faut certes casser des oeufs pour faire des affaires, dans la finance comme ailleurs. Mais la taille des amendes, comme leur multiplication, en dit long sur l’ampleur des mauvaises pratiques et sur la profondeur des changement d’habitudes à faire. Et comment des organisations mammouth, de plusieurs dizaines de salariés répartis aux quatre coins du monde, pourraient-elles réussir cet exploit? On se réjouit de voir ça.