Certes en cours de ralentissement, la croissance de l’économie suisse s’affirmera supérieure à 1% cette année et pourrait même se redresser en 2013. Au contraire de la zone euro prise dans son ensemble, entrée en récession.

Mais cette croissance helvétique s’appuie de moins en moins sur les exportations et toujours plus sur la consommation intérieure. Or, comme la BNS l’a révélé le 20 novembre, le patrimoine des Suisses progresse avant tout grâce à l’augmentation de la valeur de leur parc immobilier, résidentiel principalement. Or, la croissance de cette valeur se tasse. Et donc l’effet de richesse qu’elle induit.

Quelle est donc la solidité de la croissance helvétique? Combien de temps les consommateurs se sentiront-ils confortés dans leurs envies de consommation si le prix de leurs maisons ou de leurs appartements cesse de progresser? Et s’il baisse, comme aux Pays-Bas ou au Danemark, deux pays qui affichent des traits furieusement similaires à la Suisse, les gens se précipiteront-ils toujours autant dans les centres commerciaux?