Détail piquant: Sergio Ermotti, patron d’UBS, et Didier Burkhalter, conseiller fédéral en charge des affaires étrangères, se sont exprimés jeudi soir sous le même toit, à l’hôtel Marriott de Zurich. Précisons: au même étage, dans des salles de conférences séparées tout au plus par 30 mètres et reliées par un vaste lobby où l’apéritif était offert. Mieux, ils se sont exprimé pratiquement à la même heure, en début de soirée.

Le premier était le « keynote speaker » du Swiss Finance Institute, le second celui de la Chambre de commerce Allemagne-Suisse. Le premier s’est exprimé, notamment, sur les soucis judiciaires de clients de sa banque en Allemagne, le second sur la difficulté à constituer une majorité au Bundesrat allemand en vue du vote de ratification de l’accord « Rubik » vendredi prochain.

Mais personne, dans les assistances du SFI et de la Chambre de commerce, les a vus ensemble. Donc, à la veille d’une échéance cruciale pour la Suisse, ses banques et le secret bancaire, ces deux personnalités, qui détiennent des clés essentielles pour l’avenir du pays, ne se sont pas rencontrées. Bien sûr.