La perspective d’un défaut partiel collectif est de moins en moins rejetée. La NZZ  (5.11.12) rapporte l’écho plus large que prévu d’un papier de deux économistes du FMI préconisant l’effacement pur et simple des titres de dettes publiques détenus par les banques centrales. Sacrilège ? Pas tant que cela. Au prix d’un peu d’inflation, elle ramènerait le taux d’endettement public par rapport au PIB a des niveaux bien moins insoutenables qu’aujourd’hui.

Bien sûr, un tel effacement entraînerait de lourdes pertes aux bilans des banques centrales détentrices de tels papiers, à commencer par la Banque du Japon, celle d’Angleterre et la Fed, mais aussi la BCE et la BNS. Cela dit, depuis quand une perte au bilan effraye-t-elle un institut d’émission ?

Pour rééquilibrer ses comptes, ce dernier devrait  créer de la monnaies, laquelle finirait tôt ou tard dans le circuit, affaiblissant l’existante et générant, ce faisant, une hausse des prix. C’est un risque, peut-être plus marqué au Japon que chez nous. Mais dans nos économies à la limite de la déflation, ce prix est moindre que les années de récession qui attendent encore les économies malades de leurs surendettements.

Pour faire bon poids, imaginons que les détenteurs privés (y compris les caisses de pensions) participent à cet effort collectif, à un petit pourcentage. La perte induite sur les fonds de retraite serait, à moyen terme, moins importante que celle de la récession dont il est fait mention ci-dessus !