Nous avons développé en Suisse une vision quelque peu paranoïaque – non sans raisons – de ces listes de clients de banques qui circulent ici ou là depuis quelques années. Exemple récent: la “Liste Lagarde”, dont 2059 noms ont été publiés dans une publication grecque. Après vérification, il s’est avéré que la liste en question, contrairement à ce qui en a été présenté, comportait des noms de personnes qui n’étaient pas de nationalité grecque ni de domicile hellène.

Ayant procédé à cette vérification, votre serviteur a livré le commentaire suivant sur le site de “The Economist” (“A national sport no more”, 01.11.12): “The quality of Hot Doc’s list has been put in question since it appeared that at least one of the 2000 people ot it did not have an account to the Geneva-based HSBC Private Bank. While it is legitimally stirring a new public wrath, this document also illustrates the manipulation everyone is facing and pollutes the fiscal debate in Greece, which is of a worldwide interest.”

Et voici le commentaire ironique qu’il s’est attiré:”>at least one of the 2000 people

Wow that many. These whistle blowers should be embraced not taken to court, they embarrass the government to act. It was only when the papers in the UK published unedited the MPs expenses that we saw the shame of second home allowances etc and they started to clean up their act.”

Il n’y a pas que des flics chasseurs de fraudeurs à l’étranger, pas plus que le monde est peuplé de jaloux des “succès” de la place financière helvétique, mais aussi des gens frustrés de faire les frais des bêtises de leurs dirigeants et qui constatent, navrés, que seules des publications de listes confidentielles peuvent ramener un semblant de justice dans leur pays.

Alors, soyons un peu moins sûrs de notre bon droit.