En manipulant le taux Libor lors de ces mois cataclysmiques suivant la faillite de Lehman Brothers, puis en se faisant prendre la main dans le sac, les grandes banques internationales vont réussir 1) à forcer plus d’un CEO vers  la sortie et 2) enfermer dans un solide carcan réglementaire un mécanisme de fixation de taux d’intérêt jusqu’alors privé et qu’elles étaient fières de maintenir comme tel.

On n’imagine pas que Bob Diamond, l’ancien patron de Barclays, soit la seule victime de ce scandale qui secoue la City. A quand le tour de Brady Dougan, le CEO de Credit Suisse, en fonction à l’époque des faits? Paradoxalement, Sergio Ermotti paraît moins exposé, étant arrivé à la tête d’UBS il y a quelques mois seulement en provrance d’Unicredit.

Et l’UE, en plein aggiornamento réglementaire financier et sur le point de créer une union bancaire, va se dépêcher de renforcer les directives existantes, voire d’en créer une nouvelle, comme l’a annoncé Michel Barnier, son commissaire aux affaires financières, dans le FT de ce matin.

Un splendide autogoal bancaire. Un de plus.